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Soirée conférence-théatre autour de l'écrivain japonais YUKIO MISHIMA :
Conférence de Jean-François Coudurier, psychanalyste, suivie d'une représentation théatrale composée à partir d'extraits de ses oeuvres, "Le soleil et l'acier" joué et mis en scène par la compagnie Mera Culpa de l'école d'art dramatique Sylvia Roche
Lieu : Salle de spectacle du Centre Hospitalier de Montfavet 84140 |
RENCONTRE – DÉBAT vendredi 13 Juin à 20h 30
animé par Sylvie BASSOT – SVETOSLAVSKY
Jean- Pierre LEBRUN à propos de son dernier ouvrage :
"Des lois pour être humain ?" |
Trace de poète
du 4 au 20 juin 2008
l’isle sur la sorgue
TRACES de POETES
L'isle sur la Sorgue
Le 7 juin 2008
Rencontre en partenariat avec Inter-S-Tisse/ECRPF
et Le Point de Capiton :
"Lettre et création"
RENCONTRE
AVEC EDGAR GUNZIG POUR SON LIVRE
QUE FAISIEZ-VOUS AVANT LE BIG-BANG ?
ldébat animé par Jean-Francois Coudurier
mercredi 4 Juin 2008 à 19:00
librairie l'odeur du temps
35 rue pavillon
Marseille 1 er |
EXPERIENCES DE LA FOLIE
30 et 31 mai 2008 - Cercle Colbert - 4, rue Noël - REIMS
XIèmes Rencontres de la C.R.I.E.E.
aire « l’expérience de la folie » renverrait en premier lieu chacun à l’énigme de l’Inconscient que l’invention freudienne a défriché mais qui nous revient toujours de
façon inédite et bouleversante .
Enjeu d’une analyse infinie qui se relance à chaque rencontre transférentielle pour peu que le psychanalyste , le thérapeute s’y prête ; autrement dit qu’il soit prêt à
se découvrir en traversant les résistances nombreuses qui obturent ce mouvement .
Celles qui proviennent du social semblent actuellement massives et évidentes avec le renforcement des hiérarchies et corporatismes qui accentuent les clivages , et
surtout la tendance lourde à suturer « le malaise dans la culture » . Le fantasme délirant d’un hygiénisme et d’une prévention généralisée articulé aux « techniques disciplinaires » et aux réponses médica-menteuses produirait ainsi l’espoir insensé d’en finir avec la
folie , la maladie et pourquoi pas la mort .
Ce symptôme social est à prendre au sérieux car au-delà des prétendues garanties et accréditations qui visent au nom du Bien à supprimer le risque de la rencontre , il s’agit de prendre la mesure d’une véritable emprise sur les processus de subjectivation .
Les institutions soignantes se retrouvent ainsi « normalisées » et nous avons vu avec « l’affaire des psychothérapies » que certains psychanalystes pouvaient se satisfaire , voire désirer « un abri dans la loi » . Comment pourtant ne pas voir que les lois en question ne font que renforcer « l’empire de la norme » et les mesures d’exception pour les fous et les irréductibles !
Notre enjeu ne vise pas non plus à espérer un échec trop rapide de l’Idéologie dominante , même si nous pouvons nous mobiliser pour endiguer les folies les plus
graves comme l’ont montré des pétitions récentes ( « pas de zéro de conduite pour les moins de trois ans » ) ; ni à croire à une abolition des résistances perçues à tort comme des obstacles ce qui serait une autre façon d’en finir avec le « malaise » .
Il s’agirait plutôt de relancer sans cesse une traversée de ce qui , au plus intime de chacun , fait obstacle ou empêchement à la rencontre et qui peut nous exposer en
premier lieu à l’angoisse , au ridicule , ou à des affects tels que la honte et la haine lorsque nous nous confrontons au Réel dans les turbulences du transfert psychotique.
Dans ces parages , nous aurions à renoncer au leurre séducteur d’un « savoir par avance », quand bien même il puiserait aux meilleures sources pour privilégier « la
parole vraie » et le geste nécessaire .
Encore faut-il sans cesse subjectiver les théories analytiques pour se fabriquer sa « boite à outils conceptuels » qui se trouvera malmenée à chaque fois , et puis surtout se risquer à la rencontre de la folie : celle du patient mais aussi celle du thérapeute qui aura bien souvent à supporter d’être deviné et analysé .
Il paraît alors essentiel de faire valoir les succès et les guérisons que la méthode analytique peut produire à la condition de soutenir une telle mise désirante . Car il s’agit que la fonction analytique soit tenue sans la réserver à un corps de spécialistes qui loin d’en être les concessionnaires exclusifs auraient plutôt à soutenir leur désir d’analyste et une éthique de l’énonciation.
Renseignements et Inscriptions :
Patrick CHEMLA - Gérard RODRIGUEZ
Centre de Jour A. Artaud - 40, rue de Talleyrand -51100 REIMS
Tél.: 03.26.40.01.23 - Fax.: 03.26.77.93.14
g.rodriguez@epsdm-marne.fr
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http://www.difpop.com/web/catalogue/revue3.asp?bouton=3&nom_cat=Litt%E9rature&nom_revue=La+Revue+des+Archers
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le 13 Février 2008
CONFÉRENCE DE JF COUDURIER « LA FACE CACHEE DE L IDEAL »
SUIVIE D’UN SPECTACLE À PARTIR D’EXTRAITS DE TEXTES DE
YUKIO MISHIMA
« LE SOLEIL ET L’ACIER »
« CONFESSION D’UN MASQUE »
PAR L’ÉCOLE D’ART DRAMATIQUE SYLVIA ROCHE.
Suite à une rencontre avec JF Coudurier et une longue conversation autour de Mishima, il m’a semblé intéressant que se rencontrent « le Theâtre et la Psychanalyse » autour de ce personnage qu’est Mishima, tant par sa complexité artistique toujours en mouvement , que par son comportement singulier, indéfinissable.
Il était difficile de créer une pièce de théâtre avec une dramaturgie conventionnelle à partir des deux ouvrages sur lesquels nous nous sommes appuyés pour notre recherche. A l’issue d’un travail de laboratoire, l’évidence d’une mise en scène en tableaux était claire.
Aussi c’est cette forme que nous vous proposons, avec les comédiens de la classe professionnelle de l’Ecole d’Art Dramatique.
Voici le contenu des différents tableaux que vous suivrez le 13 Février.
Le 25 novembre 1970 Yukio Mishima, se suicide de façon spectaculaire à l'âge de quarante-cinq ans.
Sous forme de 10 tableaux la mise en scène pointe quelques moments de la jeunesse de l'homme, retrace le contexte de ce personnage singulier et provoquant. La pièce épouse la courbe de sa vie, l'activité débordante d'un artiste toujours en mouvement, qui a investi tous les domaines, écrivant pour le théâtre, réalisant et interprétant des films, ses fantasmes intimes , son sado-masochisme subtil, son homosexualité latente et assumée, son rêve de puissance et son sens de l’échec, ainsi que les années de désarroi amenant Mishima à « reforger » son corps, mettant au jour les ambitions, les triomphes, les faiblesses, les désastres intérieurs et finalement le courage.
Le quotidien de Mishima, qui semble le condamner à une vie en sursis qu'il appelle parfois son calvaire et qui ne cesse de le convier à la mort comme à des noces avec lui-même.
Les répétitions sont en cours actuellement, aussi il est possible que quelques modifications aient lieu .
SYLVIA ROCHE |
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"Le rapport de
l' INSERM paru en septembre 2005 sur " le
trouble des conduites ", et le rapport Benisti,
paru en octobre 2005, en vue de la rédaction
d'un projet de loi sur la délinquance,
semblent opérer une convergence, qui pose
des questions, pour l'un sur sa scientificité,
pour l'autre sur son inspiration démocratique.
Le projet de loi, approuvé en conseil des
ministres doit être débattu devant
l' assemblée nationale en septembre 2006.
Le rapport de l'Inserm, compilation de travaux
nord américains (d'inspiration comportementaliste
exclusivement), tirerait sa scientificité,
(aux dires d'un directeur de recherches à
l'Inserm) d'avoir été fondé
sur des travaux publiés en langue anglaise
dans des revues ayant un comité de lecture
(critère auto proclamé de scientificité
internationale)
Or cette scientificité
est hautement douteuse
1) sur le plan méthodologique (exclusivement
comportementaliste)
2) du fait de reposer sur des données pour
la plupart très hypothétiques (gène
" candidats ", onde cérébrale
" P300 "
)
Qu'un projet de loi puisse prendre appui sur une
" expertise " aussi douteuse, peut susciter
l'inquiétude de tout citoyen de ce pays
quant à son inspiration démocratique
et pose de manière plus générale
la question des rapports de " l'expertise
" et du juridique."
Jean-François
Coudurier
Edgar Gunzig a signalé la
7ème Journée Thématique des Doms
qui s'est déroulée en octobre 2007


Le dernier livre de Gérard Haddad:
Lacan et la question juive
Jacques Broda

Voir cet ouvrage
collectif
Jacques Broda, sociologue,
a proposé une piste de travail concernant "L'inconscient
politique"
Actes du Colloque "Le
traumatisme et le symptôme"
Un texte lu au colloque Mémoire de la Shoah (I.U.F.M,
Marseille, 8 Juillet, 2004) de Jacques Broda, livré
lors de la rencontre à propos du livre d'Imre
Kertész par Jeanne Bernard:
"Vivance
et Elles"
Interrogations
méritant reflexion :
Comportementalisme
? Vous avez dit Comportementalisme ?
Jean-Francois Coudurier lance un débat avec
cette page. Il livre le texte de sa dernière
intervention au séminaire de Michel Fennetaux:
"Skinner
et le comportementalisme"
Jacques Broda répond par un courriel.
Des textes livrés lors de la rencontre avec
Jeanne Bernard à propos d"Etres sans
destins" d'Imre
Kertsez
JOURNEE
A LA MEMOIRE DE JEAN CLAVREUL
le Samedi 30 septembre
: Rencontre du 30 septembre 2006 à propos
des troubles du comportement revus et "corrigés"
par le gouvernement et L'INSERM.Les dernières
nouvelles du front...
En premier lieu cet ouvrage collectif
, qui répondra à vos questions,
tout en mettant du beurre dans les rouages de
l'association "Pas de zéro de conduite
pour les enfants de 3 ans!"

" Pas de zéro de
conduite pour les enfants de 3 ans! "
"Sous ce cri d'indignation se rassemblent
des professionnels de la santé et de l'enfance
qui témoignent de leur engagement et de
leur ambition pour le développement d'une
prévention " prévenante ",
attentive aux enfants et respectueuse des familles.
Ils répondent à l'expertise de l'INSERM
sur le " trouble des conduites chez l'enfant
et l'adolescent ", dont ils dénoncent
les risques de dérive. En effet, avec cette
" caution scientifique ", les pratiques
de soin, d'éducation et d'accueil des tout-petits
peuvent être instrumentalisées à
des fins de sécurité et d'ordre
public: la détection des enfants "
agités" dans les crèches, les
écoles maternelles, les consultations médico-sociales,
au prétexte d'endiguer leur supposée
délinquance future, pourrait transformer,
aux yeux des parents, ces établissements
d'accueil, de soin ou d'éducation en instances
de contrôle, mettant en péril leur
vocation sociale et le concept même de prévention.
Ils rappellent l'intensité des mutations
familiales en cours et refu-sent la médicalisation
du mal-être social et psychique. Acteurs
au quotidien, ils revendiquent l'organisation
d'un débat transdisciplinaire qui réintroduise
les sciences humaines et la psychanalyse dans
la réflexion sur les difficultés
de comportements des enfants quelles qu'en soient
les causes.
Avec les 180 000 signataires de la pétition,
ils demandent l'organisation d'un débat
démocratique et citoyen sur les préventions
(médicale, sociale, psychique) et la protection
des enfants. Ils en posent ici les bases à
partir de leur expérience, de leurs analyses
et de leurs convictions."
Avec la participation de : l'Association des
collectifs enfants, parents, professionnels (ACEPP),
Patrick Ben Soussan, Christine Bellas-Cabane,
Michel Botbol, François Bourdillon, Marie-Laure
Cadart, Jean-François Cottes, Pierre Delion,
Michel Dugnat (coordination), Sylviane Giampino,
Bernard Golse, Roland Gori, Catherine Graindorge,
Evelyne Lenoble, Philippe Meirieu, Laurent Mucchielli,
Gérard Neyrand, Michel Parazelli, Bruno
Percebois, Gérard Schmit, Pierre Suesser.
Et aussi Autheman, Eddi, Jiho, Pancho, Zou.
ISBN 2-7492-0675-8 (10 €) www.edition-eres.com

Présentation de l'éditeur:
Comment peut-on être
malade aujourd'hui dans une médecine qui
transforme le patient en consommateur, sans souci
authentique pour sa souffrance psychique ? L'oubli
du malade dans la médecine contemporaine
semble être le prix à payer pour
des soins toujours plus rationnels et scientifiques.
L'exploration du corps humain, le diagnostic précoce
des maladies, l'acharnement à les combattre
par des traitements douloureux et invasifs, exproprient
" pour son bien " le patient de son
corps. A travers des protocoles de diagnostic
et de soins très standardisés, à
travers le contrôle social de nos existences
par une surveillance médicale accrue au
nom de la santé publique, nos modes de
vie se retrouvent toujours plus normalisés.
Comment alors restituer au patient sa valeur de
sujet et ses droits pour éviter de le transformer
en marchandise au profit des industries de santé
? Comment concilier les exigences de la médecine
scientifique et sa nécessaire vocation
" thérapeutique ", c'est-à-dire
humaniste ? À partir de son expérience
du soin psychique, le psychanalyste a plus que
jamais le devoir éthique et politique de
mettre en garde contre les dérives de cette
médicalisation généralisée
et la " passion de l'ordre " qu'elle
semble recouvrir.
Biographie des auteurs
Roland Gori est professeur de psychopathologie
à l'Université d'Aix-Marseille-I
et psychanalyste, membre d'Espace analytique.
Il a notamment publié La Preuve par la
parole. Sur la causalité en psychanalyse
(1996), La Science au risque de la psychanalyse
(avec Christian Hoffmann, 1999) et Logique des
passions (2002). Marie-José Del Volgo est
maître de conférences à la
faculté de médecine de l'Université
d'Aix-Marseille-II, directeur de recherche en
psychopathologie à l'Université
d'Aix-Marseille-I et praticien hospitalier à
l'Assistance publique de Marseille. Elle a publié
L'Instant de dire. Le mythe individuel du malade
dans la médecine moderne (1997) et La Douleur
du malade. Clinique, psychanalyse et médecine
(2003).
270 pages Denoël (13 Jan 2005) ISBN: 220725660X
En illustration, traitant de l'impact
de la langue et de l'importance des mots sur nos
destinées, Roland Gori nous a donné
envie de lire un peu de littéraure générale
avec :

"Dans un cadre futur avant
la fin du 20e siècle, un curieux récit
criminel où, comme le propose le titre,
le coupable est incapable de se faire reconnaître
comme tel. Roman policier métaphysique
glissant vers la spéculative-fiction."
rebondissant, et pour citer un
auteur souvent cité lors de cette réunion,
je vous propose :
"De tous les carrefours
importants, le visage à la moustache noire
vous fixait du regard.
Il y en avait un sur le mur d'en face, BIG BROTHER
VOUS REGARDE, répétait la légende,
tandis que le regard des yeux noirs pénétrait
les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère
glissa entre les toits, plana un moment, telle
une mouche bleue, puis repartit comme une flèche,
dans un vol courbe. C'était une patrouille
qui venait mettre le nez aux fenêtres des
gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance.
Seule comptait la Police de la Pensée."
Editeur(s) : Gallimard
Collection : FOLIO N°822
-ISBN : 207036822X - EAN : 9782070368228
"L' " éthique
" et notamment la bioéthique ont-elles
encore un sens aujourd'hui ? Alors que l'hémisphère
Nord accumule recommandations et réflexions
" éthiques ", le Sud peine à
garantir les soins les plus élémentaires
à ses populations. La greffe d'un visage
qui fait la une de tous nos quotidiens a-t-elle
plus d'importance que la rougeole qui tue chaque
année des milliers d'enfants africains
? Dans ce monde d'égoïsme sauvage,
où l'" éthique " est souvent
réduite à une simple étiquette
marketing, la médecine, piégée
par sa technique instrumentale, prétend
rendre aux malades leur dignité, oubliant
que le " consentement éclairé
" qu'elle prône n'est souvent qu'une
façon d'éluder ses propres responsabilités.
Et que dire du " principe de précaution
" brandi par les praticiens comme l'art de
la prudence alors que, dans le discours médical,
les mots " dignité " ou "
solidarité " se vident chaque jour
davantage de leur substance ? Pourtant, l'"
éthique " est un concept fondateur
; il ne se réduit pas à un slogan.
C'est cette dimension que cet essai veut lui restituer
; celle non d'une " vérité
" assénée et contingente, mais
d'une inquiétude nécessaire et sans
fin."
Biographie de l'auteur
Ancien chef du service de médecine interne
à l'hôpital Cochin, le professeur
Sicard est président du Comité consultatif
national d'éthique (CCNE).
Plon (12 Sep 2006)
ISBN: 2259200850
EXPOSITION
d'Aomar LEKLOUM
Le projet de loi de prévention
de la délinquance est en cours dexamen
au Parlement De très nombreuses réactions
opposées au projet et à ses principaux
aspects se sont accumulées : le Conseil
Supérieur du Travail Social, la CNIL, Lordre
des Médecins, de nombreux syndicats et
associations professionnels, le CNU, des associations
de malades et des organisations familiales, ainsi
que de nombreux maires et des organisations politiques
Quelques exemples des principales mesures
prévues par le projet(...)
http://www.abri.org/antidelation/
L'émission de Daniel Mermet,
"Là-bas si j'y suis", diffusées
sur France Inter, propose dans ses archives des
émissions relatives à la main mise
des laboratoires pharmaceutiques sur la santé
publique.
en particulier : "médecins
sous influence" et "l'horreur pharmaceutique"
Ces émissions sont archivés
sur un site idépendant des horraires de
France-Inter, podcastables sur www.la-bas.org
Les dernières informations
concernant le mouvement " Pas
de zéro de conduite pour les enfants de
3 ans! "
Le site s'est fortement épaissi
depuis le lancement du mouvement.
L'action de tous permet un recul
du projet de loi.
Il convient néanmoins de rester vigilent
, en particulier sur la possibilité de
non respect du secret professionnel, qui signera
la fin de cette prévention pour laquelle
nous oeuvrons dans la réalité chaque
jour.
Les informations délivrées
par le site http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/
abordent différents axes de reflexion (analyse
et notes) :
- analyse directe du texte de loi "proposé"
- analyse de la méthode de l'expertise
- analyse sur les classifications (...des troubles)
- analyse sur les risques d'instrumentalisation
d'un rapport médical
- analyse sur le dépistage
- analyse le développement de programmes
de prévention
- analyse sur les psychotropes.
De nombreux témoignages,
articles de presse, documents officiel, mouvements
en cours..etc, sont sur ce site que nous vous
recommandons.
l'Association
des collectifs enfants, parents, professionnels
(ACEPP) propose un blog ou vous pourrez vous
exprimer.
La
Fondation COPERNIC propose avec son dernier
flash de septembre 2006 (téléchargeable
gratuitement sur leur site)
un texte intitulé : " Surveiller et
Punir : l'exemple du projet de loi "prévention
de la délinquance". Mme Evelyne Sire-Martin,
magistrat, est intervenue lors d'un colloque de
" Pas de zéro de conduite pour les
enfants de 3 ans! "
Exposition
et Vernissage de peintures d'Aomar Lekloum
|
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Du
malaise dans la culture, à la violence dans
la civilisation
La psychanalyse dans le lien social
Marseille (Saint-Charles)
9 et 10 décembre 2006
Simone Molina participe à
l'atelier
"les passions collectives
et individuelles à l'heure du néolibéralisme"
(programme)
Patrick Chemla
qui animera un atelier, lance un collectif et une
pétition
Appel
à l'insurrection des conscience
|
|
Vernissage
et présentation
4
livres d'artistes muraux nommés Ribosome

(Vers Montpellier)
Textes
de Jean Verdetti, Gilles Moralon, Simone
Molina
lus et présentés avec divers artistes
(Peinture, musique, photos, céramiques, multimédia,
etc...)
Organisation et Coordination d'Anne
Vanier-Drüssel |
Assemblée
Générale
Samedi 25 Novembre 2006
Centre Hospitalier de MONTFAVET 84 140
Présentation

"A son père qui lui
disait :" fais les choses comme elles sont,
fais ce que tu vois", Alberto Giacometti répond
trente ans plus tard: "Je ne sais ce que je
vois qu' en le faisant".
Nous tenterons d ' éclairer l' incidence
de ce dialogue sur l' oeuvre d ' Alberto Giacometti. |
Echange
autour du livre de Michel Tort
dans le cadre de la préparation d'un colloque
sur l'homoparentalité en 2006, l'association
a proposé une rencontre le 19/11/2005
"la fin du dogme paternel" en
page lectures
en particulier sur le thème "Le père
à l'épreuve de l'homosexualité" |
|
Jacques Broda, invite à une
lecture-débat de son dernier livre. A la
librairie Païdos, Cours Julien (Marseille)
le Jeudi 15 Décembre, à 18 heures
"L'éclipse,
le Choeur de la Savine" Ouvrage Collectif |
| RENCONTRE
DEBAT avec EDGAR GUNZIG
proposée par Jean François Coudurier |
|
Culture
en danger
Défriche
Compagnie, est la compagnie d'Isabelle
Mounier, qui avait joué l'étrange
poètesse , Agnès Capri, avec sa valise
à poissons, lors du colloque
de Cavaillon, le samedi aprés midi...
Elle a besoin de votre soutien. Si vous le jugez
utile...
Elle a eu le tort de lire un texte sur les liens
entre la politique de la ville et la culture, lors
d'un colloque où était présente
l'adjointe à la culture de sa ville. (Lire
la suite...) |
| Pratique
de la folie
L'affaire des psychothérapies :
vers une accréditation du lien social ? |
| Dérive
par Françoise Bloch. "Non, Patrick Le
Lay n'est pas provocateur... |
| Le
heurt du Réel, avec l'oeuvre d'Imre Kertész
Janvier
2005 Jeanne Bernard, psychanalyste (Paris) :
Hôpital
de Montfavet |
| "Pour
la psychanalyse" Texte de Franck
Chaumont, Roger Fereri et Vincent Pardigon. Membres
de l'Association "Pratiques
de la folie" |
| « Non
aux logiques de la peur »Un
article du Jeudi 4 mars 2004, de Sylvaine Sidot et
Norbert Hacquard. Forum de Nancy. Ecrits des psychologues
, Jeudi 4 mars 2004 |
"Les
différentes manières d'être français(e)"
Un texte sur les dérives actuelles.
Par Françoise Bloch. |
Exposition
"Traces,
passages"
Michel Noyere: photographies. Clotilde Marceron: textes |
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RENCONTRE
du 30 septembre 2006
à propos du collectif " Pas de zéro
de conduite "
Le " Point de Capiton " vous propose
une après-midi de réflexion et d'information
concernant le plan du gouvernement ,actuellement
en chantier, au sujet de la prévention de
la délinquance.
Ce plan s'appuie, entre autre, sur une étude
de l'INSERM prétendant pouvoir pronostiquer
et détecter de futurs délinquants
à partir d'observations de troubles du comportement
d'enfants de 3 ans.
Les notions de " trouble du comportement "
évoquées dans le rapport INSERM sont
au minimum à interroger, et pour certaines
à contester.
La manière dont le gouvernement s'empare
de telles affirmations appelle des réactions
de la part des parents, enseignants, soignants,
professionnels de la petite enfance
Lieu et heure :
Le Samedi 30 Septembre de 14h
30 à 18h
Centre Hospitalier Général Henri Duffaut
à Avignon
Amphithéâtre de l'IFSI, 500, chemin
Baigne-Pieds (en face du CHG)
Nous vous invitons à débattre de
ces questions en présence de M.L.
Cadart (médecin PMI) à l'origine
de la pétition " Pas de zéro
de conduite ", de Roland
Gori (professeur de psycho-pathologie à
l'université de Provence), de Michel
Dugnat (pédo-psychiatre Unité
Mère-enfant) et de monsieur Pidoux
(juge pour enfants près le tribunal d'Avignon)
|
RENCONTRE
DEBAT avec EDGAR GUNZIG
proposée par Jean François Coudurier.
SUR SON LIVRE CO ECRIT AVEC ELISA BRUNE
"RELATIONS
D INCERTITUDE"
(cliquez afin de voir le livre)
Le livre d'Elisa Brune et Edgar Gunzig est un livre
à deux voix, deux voies serions nous tenté
de dire, où l'écriture ( récit)
d'une vie se fait en même temps que l'écriture
(réarrangements) d'une autre, non sans que
la première n'ait une incidence sur la deuxième.
Deux voix qui sont déjà métaphore
des deux voies de la vie de(s) (l')auteur(s)
Deux voies d'entrée dans l'écriture
( écriture d'un livre de vulgarisation scientifique
) masquant-dévoilant l'autre, ( la vie (
double) de l'auteur)
Double vie qu'une descente aux abîmes permettra
de révéler ce qu'elle répétait
: la double vie ( espionnage au profit de "
l'orchestre rouge " ) des auteurs de la vie
de notre auteur.
Descente aux abîmes dans les prisons indiennes,
zones de non droit, redoublant une première
descente aux abîmes dans les orphelinats de
Staline à l'age de 13 ans.
C'est là un des moments forts de ce qui
dans ce " roman " peut intéresser
la psychanalyse.
Comment le savoir (vulgarisation scientifique) s'efface
sans cesse , dans ce dialogue à deux voix,
derrière une vérité qui ne
cesse de vouloir se dire.
Comment ce faisant Edgar Gunzig paie sa dette à
l'égard du livre magique qui lui sauva la
vie et la raison dans les orphelinats de Staline.
Livre de mathématique, seule planche de salut
dans un univers mortifère
C'est peut être que , pour suivre Poincarré
" les mathématiques ne savent pas de
quoi elles parlent ni si ce qu'elles disent est
vrai "
Je renverserai volontiers la proposition
Alors, on doit pouvoir parler vrai sans savoir ce
que l'on dit.
Alors on doit pouvoir parler vrai sans que les censeurs
ne repèrent le moindre contenu à ce
que l'on dit.
Alors on doit pouvoir avoir un VRAI-parler ( c'est-à-dire
être sujet) sans véhiculer le moindre
savoir( sur un quelconque objet) ( de quoi rassurer
la censure, y compris l'auto censure)
On doit pouvoir avoir un vrai-parler qui nous constitue
en être de langage.
Que le savoir scientifique, comme le disait Lacan
" ne sache rien de ce qui le motive ",
comme d'ailleurs le moindre de nos petits savoirs
qui (des)ordonnent notre vie, n'enlève rien
au fait que ce savoir qui ne sait rien ( pour continuer
avec Poincarré) sait au moins ceci : que
le sujet existe de penser et que la pensée
mathématique est par excellence ce que Milner
appelle la " pensée sans qualités
"
Edgar Gunzig refit donc à 13 ans avec un
livre de mathématique, dans les " orphelinats
" de Staline ) l'expérience de Descartes
dans son " poêle " :
" Je pense, je suis "
Et comme il avait manifestement le symbolique bien
chevillé au corps, des années plus
tard, en ces lieux de non droit que sont les prisons
des douanes indiennes, où l'on a renoncé
à penser, il continua à penser que
de la loi, du droit il devait bien y en avoir encore.
Que lui-même nomme " bootstrap "
( en hommage au baron de Münchausen qui en
perdition après une chute dans une tourbière,
eut la vie sauve, alors qu'il s'enfonçait
inexorablement, en tirant sur ses botes ), qu'il
nomme donc " bootstrap " ce que nous appelons
nous ancrage symbolique, nous rappelle le coté
face( à moins que ne ce ne soit le coté
pile) de sa vie, qu'il est physicien, auteur de
travaux d'une portée considérable
sur le " vide quantique " dont les fluctuations
( du niveau d'énergie) sont susceptibles
d'engendrer l'univers
Ce qui nous amène à un autre aspect
du livre qui intéresse la psychanalyse :
ce qu'il appelle le " bluff " et que,
(chacun son vocabulaire ) nous appellerions "
fiction "
Si l'on peut aisément " bluffer "
les hommes ( et ce livre en est la preuve ), il
est plus difficile de bluffer la nature.
Mais quand un " coup de bluff " réussit
( à rendre compte de phénomènes
naturels), on appelle cela " hypothèse
" " théorie " ou " fiction
" ou encore comme Edgar Gunzig " imagination
".
Il serait déplacé de faire ici ( dans
un roman, une fiction donc) une étude épistémologique
des rapports entre " l'imagination " et
la découverte scientifique. Notons seulement
que ce " roman " témoigne sans
cesse de ce que les oscillations du vide quantique
ne cessent, chez cet auteur, de se superposer aux
oscillations entre " je pense " fut-ce
à vide ( toujours Poincarré), donc
je suis.
Et un " je suis " bien plus chargé
d'existence, mais de l'existence de l'Autre maternel
et qui (qu'on me pardonne) ne pense plus.
Ou bien je pense (rien ) ou bien je suis ( aliéné)
Le " bluff " est donc une manière
de fiction à laquelle on se soumet, créant
le point d'appui qui aurait pu manquer au baron
de Münchausen, s'il n'avait eu des bottes magiques.
La philosophie anglo-saxonne nomme cela langage
" performatif " quand " dire, c'est
faire ".
Ce qui nous intéresse chez Edgar Gunzig,
c'est que son " bluff " dit la vérité,
sa vérité subjective :
Comment sortir du néant où le caprice
de vos créateurs peut vous replonger à
tout instant.
Comment se passer du Big-Bang et du caprice de ces
maudits premiers milliardièmes de secondes
où tout est incompréhensible et peut
partir dans n'importe quelle direction.
Que le savant Edgar Gunzig n'ait rien su de ce qui
le motivait jusqu'à son évasion des
prisons indiennes, le situe au même rang que
chacun d'entre nous.
Qu'il n'en ait rien su fut peut être la condition
de sa recherche sur le passage du presque rien au
quelque chose , Tandis qu'il croulait sous le savoir
de l'art de passer du quelque chose au rien ( le
caprice de l'Autre maternel).
Ce caprice qui l'a entrainé à deux
reprises au fond du gouffre,Edgar Gunzig n'a cessé
de vouloir le déchiffrer, lui faisant le
crédit de n'être pas sans raison.(
il fit toujours confiance à sa mère
)De sorte que les instruments de sa perte furent
les mêmes que ceux de son salut.
Le caprice de l'Autre n'est pas sans raison principe
qui prévalut encore au fond des oubliette
indiennes :Il doit y avoir encore de la raison (
la constitution ).
Car ce qui animait l'Autre maternel, aussi enigmatique
soit il , Edgar Gunzig savait que c'était
un désir fort.. Je ne comprends pas, mais
je lui fais confiance, je la crédite de ce
que, ce qui l'anime est un désir fort( ce
dont ne peut pas douter le lecteur ).
A quelques équations près ( nombreuses
je suppose ; six mois nuit et jour enfermé
dans son " poêle " à lui)
Edgar Gunzig pourrait utiliser le même langage
pour parler de l'énigme de l'origine de l'univers,
de la sortie du vide quantique, et pour parler de
l'énigme du désir de l'Autre maternel
( qui appellerait de nombreux multiples des six
mois d'insomnies qui lui furent nécessaires
à la rédaction de sa thèse
)
Jean François Coudurier
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Franck Chaumon
informe que l'Association Pratiques de la folie
organise un colloque les 19 et 20 novembre, 'Psychothérapie
: vers une accréditation du lien social'
dont vous trouverez l'argument ci dessous :

L'affaire
des psychothérapies :
vers une accréditation du lien social ?
A travers la demande de réglementation de
l'exercice des psychothérapies, on a pu croire
que seule la psychanalyse était concernée.
Elle l'est, mais elle n'est pas la seule et c'est
pourquoi la réponse des psychanalystes a
une portée politique bien au delà
de leur champ.
Tous ceux dont la pratique met en uvre l'indécidable
part subjective, dans leur acte ou dans leur rapport
à l'autre sont virtuellement impliqués
: praticiens de la psychiatrie certes, mais aussi
soignants, enseignants, chercheurs et artistes,
bref tous ceux dont l'acte ne peut se réduire
à l'application d'un savoir.
L' " extraterritorialité " de
la psychanalyse, dans laquelle certains croyaient
résider, est désormais caduque : le
législateur a tranché. Certains, dont
nous sommes, ont revendiqué le refus de toute
réglementation. Mais les analystes dans leur
majorité ont limité leur réponse
à une tactique défensive contre les
manuvres des lobbies. Opposant le corporatisme
analytique à celui des autres, ils se sont
réjouis de ce que l'Etat prenne acte de leur
existence, et leur laisse le champ libre quant à
la reconnaissance des analystes. Ils se risquent
ainsi à une hypothèse optimiste, qui
parie sur le fait qu'une telle onction ne se payera
d'aucune évaluation ni d'aucune accréditation.
Car leur analyse présente un défaut
majeur, celui de se soutenir d'une représentation
anachronique de l'Etat, qui serait extérieur
à ce dont il se soucie de réglementer
l'exercice. C'est méconnaître ce qui
est pourtant sous nos yeux, à savoir que
la psychologie est devenue une des formes majeures
de l'exercice du pouvoir, ou plus exactement qu'elle
représente l'outil essentiel pour la fabrique
des subjectivités adéquates aux pouvoirs.
Dans le champ du travail, de l'école, la
justice ou la santé, une psychologie travaille
à nous dire ce que nous devons être.
Et lorsqu'il y a conflit ou malaise, une psycho-thérapie
désormais s'impose.
Le rapport Cléry-Melin et le rapport de
l'INSERM ont mis l'exercice des psychothérapies
en perspective. On y lit clairement que la réponse
individualisée aux patients (" usagers
"), est une pièce essentielle de l'immense
réseau qui doit concourir au bien commun,
selon des procédures accréditées.
Au-delà des allures de machinerie kafkaïenne,
il faut distinguer la logique de l'ensemble, qui
nous paraît tenir dans l'effacement des actes.
La psychologie du travail nous en montre depuis
longtemps l'efficace avec l'analyse des nouveaux
modes d'organisation qui mettent le " sujet
" au centre du processus. A ceci près
que c'est un sujet dessaisi de l'arbitraire de son
acte. Plus d'acte, mais des protocoles et des schèmes
de comportements, des procédures évaluées
et accréditées.
Ici se fait entendre la profonde affinité
avec la réflexion des chercheurs et des artistes,
quant à l'acte de création ou d'invention.
D'évaluation en accréditation, ne
voit-on pas que c'est de proche en proche le lien
social comme tel qui est littéralement façonné
? C'est pourquoi l'affaire des psychothérapies
doit conduire à ouvrir à nouveau le
débat sur ce que l'on entend par liberté
et par démocratie.
Le
Site est sur http://www.pratiques-folie.com/
|
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Dérive
Non, Patrick Le Lay n'est pas
provocateur : il dit cyniquement ce que les entreprises
publicitaires savent depuis longtemps.
La polémique fait rage suite aux déclarations
de Patrick Le Lay sur la " disponibilité
du cerveau humain " à la publicité.
En plein été, alors que les téléspectateurs
se prélassent sur le sable ou devant leur
écran - l'un n'excluant pas l'autre d'ailleurs
- Libération, sous la plume de Pierre Marcelle
dans son édition du 17 juillet, rend compte
d'une déclaration de Patrick Le Lay, déclaration
qui ne nous était pas vraiment destinée
: " pour qu'un message publicitaire soit perçu,
il faut que le cerveau du téléspectateur
soit disponible. Nos émissions ont pour vocation
(
) de le détendre pour le préparer
entre deux messages ".
Cette déclaration semble faire scandale
et tout le monde s'en offusque tant elle dénote
d'un grand cynisme dans un pays où la moyenne(1)
des français passe plus de 3 heures/jour
devant son écran de télévision.
Mais outre l'hypocrisie qui consiste à privilégier
l'augmentation de la croissance par la consommation
pour " créer des emplois " tout
en s'offusquant que celle-ci soit l'objet d'une
manipulation des besoins par la publicité,
l'enjeu est d'une autre ampleur et dénote
tout simplement une ignorance de la partie purement
technique des écrans qui nous entourent et
modèlent notre vie quotidienne tant au travail
que dans la sphère privée et publique
! La séparation des disciplines scientifiques
et l'importance accordée au seul contenu
des émissions nous a fait passer à
côté des effets purement technologiques
dont Hans Jonas nous invitait, voici déjà
trente ans, à nous méfier(2)
.
Alors que certains intellectuels s'interrogent
depuis de nombreuses années sur les méfaits
de la télévision en particulier sur
les enfants, mobilisent la psychanalyse pour nous
expliquer que la télévision a des
effets sur le symbolique (3),
c'est à dire sur le langage, qu'il suffirait
de " commenter les images "(4)
aux enfants qui sont collés devant la TV
bien souvent en l'absence de leurs parents, nous
ne nous interrogeons pas sur les effets tout simplement
techniques des écrans dont nous sommes devenus
dépendants. Simple effet de la division du
travail scientifique ou de la dévalorisation
constante du technique en France ? Il ne m'appartient
pas d'en juger mais il semble effectivement urgent
de s'interroger sur les effets nocifs des écrans
sur la santé des humains et tout particulièrement
sur celle des enfants dont la TV et autres consoles
de jeu et ordinateurs sont devenus les compagnons
de solitude quand leurs parents travaillent. Au
risque de déplaire, pour de nombreux parents
la télévision est la meilleure "
baby sitter " possible, la moins coûteuse
aussi, lorsque aucune politique de la petite enfance
et plus largement de l'enfance ne prévaut
mais est laissée à la " libre
concurrence " des acteurs. La télévision
est donc devenue pour beaucoup d'enfants le seul
mode de socialisation et la seule " fenêtre
" sur un monde de plus en plus violent et mercantile.
Un documentaire helvético-belge (5)
sorti récemment nous fournit quelques éclaircissements
sur cette polémique engagée à
son insu par le PDG de TF1. Je vais tenter d'en
résumer le contenu, renvoyant le lecteur
à exiger que " the Tube " soit
programmé sur les chaînes de télévision
publiques françaises : juste retour des choses
! L'incitation de Luc Mariot, journaliste à
la Télévision suisse romande, co-auteur
et initiateur de ce documentaire à rechercher
plus précisément les effets (méfaits)
de la télévision, part d'une observation
extrêmement simple : les crises de colère
que provoque chez sa fille de 4 ans, l'arrêt
soudain de la TV ! Ne comprenant pas le comportement,
apparemment aberrant de sa fille, il mobilise alors
toutes les ressources documentaires existantes,
et, associé à Peter Entell, réalisateur,
s'engage dans une recherche documentaire indépendante
et minutieuse en parcourant le monde occidental
pour comprendre les effets de la TV sur l'humain.
Ses premières investigations le conduisent
au Japon, à l'hôpital Joshi Idai où
en 1997, plus de 600 enfants ont été
hospitalisés pour convulsions après
avoir visualisé un dessin animé de
Pokémon : la TV française en a rendu
compte mais a " zappé " sur autre
chose. Il ne faut pas parler des sujets qui fâchent
! Les médecins hospitaliers japonais l'autorisent
à consulter les encéphalogrammes de
ces enfants : ceux-ci montrent graphiquement l'hypersensibilité
de certains d'entre eux aux ondes produites par
la TV. Ce phénomène n'est d'ailleurs
spécifique ni aux seuls enfants, ni aux seuls
écrans de TV mais concerne tous les écrans
(jeux vidéo, consoles, et autres ordinateurs)
et les humains les plus sensibles aux effets de
la lumière.
La quête de nos investigateurs les conduit
successivement à rencontrer toute une série
d'acteurs plus ou moins influents dans le monde
médiatique, industriel et scientifique :
des médecins japonais, en passant par le
directeur de la TV japonaise, les fabricants de
téléviseurs européens, au temple
de la production publicitaire US, General Electric
(6), ils finissent
par rencontrer les chercheurs américains
qui depuis les années 60 ont travaillé
sur les effets de l'écran cathodique sur
le cerveau humain. Ces recherches financées
par l'industrie publicitaire et la CIA conduisent
Luc Mariot chez le chercheur le plus emblématique
en neuro-biologie dont les travaux font référence
dans le monde bien clos de l'industrie publicitaire,
Herbert Krugman (7).
En effet, depuis la fin des années 60, de
nombreuses recherches ont été faites
aux USA par des neuro-biologistes sur les effets
de la TV sur le cerveau humain et Patrick Le Lay
bien entendu les connaît : c'est précisément
à ces recherches que ses propos font référence
et que sa pratique publicitaire s'accole. Peut-on
reprocher à un grand serviteur du capital
d'être ce qu'il est et d'utiliser à
" bon escient " ce que tous les publicitaires
savent ?
Entrons dans le détail de la démonstration
de Luc Mariot . Tout d'abord intéressons-nous
au simple aspect technique de la production de lumière
que General Electric a fort bien exploré
: les électrons frappent l'écran avec
une tension extrême pour produire de la lumière,
dite reflétée. La différence
entre la lumière naturelle et la lumière
reflétée réside dans le fait
que dans le second cas, le téléspectateur
se " croit " la source de la lumière,
il " devient l'écran " et n'a plus
aucune distance par rapport aux images puisqu'il
s'en croit la source et est enveloppé par
elles. D'où l'effet de fascination que provoque
chez le téléspectateur les images
qu'il visualise : il suffit d'observer un enfant
et la plupart des adultes devant un écran
de télévision pour comprendre qu'ils
SONT DANS l'ECRAN. Les publicitaires ont très
bien compris le message et misent sur l'identification
du téléspectateur aux images qu'il
enregistre, nous allons le voir, à son insu.
Contrairement aux recherches faites par Marshall
Mac Luhan dans les années 70, recherches
prolongées par son fils Eric, le contenu
des émissions n'est pas le seul à
être nocif. Nos politiques qui souhaitaient
limiter l'accès de certaines émissions
aux enfants au prétexte qu'elles étaient
violentes (le rapport Kriegel en témoigne)
ne faisaient que la moitié du chemin. Ils
omettaient les effets de la lumière reflétée
sur le cerveau, ce que les recherches de Krugman
ont démontré à la fin des années
60 : les ondes alpha produites par la lumière
reflétée place le téléspectateur
dans un état très " détendu
", " relax ", entre la veille et
le sommeil. La lumière reflétée
a donc un effet physiologique sur le cerveau grâce
aux ondes alpha qu'elle produit. Moins le téléspectateur
est actif- ce qui est le cas lorsqu'on regarde une
émission -moins le cerveau travaille et plus
les ondes alpha ont de l'influence. Ainsi, interrogé
sur la dépendance que la télévision
provoque, un des responsables de General Electric,
interviewé par Mariot, s'exprime laconiquement
ainsi : " la TV est le moyen le moins cher,
le plus rapide et le plus facile pour s'évader,
mieux que n'importe quelle drogue ". L'ordinateur
n'échappe pas à ce constat et les
" accros " d'Internet ont déjà
fait leur apparition aux USA : ils sont traités
de la même manière que les dépendants
à la cocaïne. Dont acte dont Patrick
Le Lay résume très bien la teneur
: le cerveau est effectivement alors disponible
à tout message publicitaire ! L'état
de " relaxation " dans lequel nous mettent
les ondes alpha (8)annihile
toute volonté et nous fait nous comporter
comme n'importe quel toxicomane en manque : premier
acte dont il est facile de prendre conscience lorsqu'on
observe combien il est difficile de se saisir de
la télécommande pour cesser une émission
aussi stupide soit-elle ! Deuxième acte qu'Eric
Mac Luhan, prolongeant les travaux de son père
et les disant caduques, explique : chaque côté
du cerveau a sa propre fonction, le côté
gauche s'occupant de la parole et de tout ce qui
est rationnel, le côté droit s'occupant
des émotions ; la TV s'adresse essentiellement
au côté droit du cerveau, c'est à
dire à celui des émotions. Or notre
individualité, notre être privé,
relève essentiellement des émotions
que notre culture occidentale est une des rares
à privilégier en y accordant une valeur
essentielle même si nous sommes censés
être des " êtres rationnels ".
Eric Mac Luhan n'hésite pas à déclarer
que nous sommes en train de perdre ces valeurs de
sensibilité humaine dans la mesure où
la culture qui nous est " distillée
" est une culture de masse - je rajouterais
de plus en plus uniforme mondialement - et que l'on
ne peut pas en même temps développer
son individualité sensible en étant
rendu insensible à ce que le monde nous distille,
en quelque sorte en " dormant ".
Hypnotisés par les écrans qui nous
environnent, comme l'est un renard par le faisceau
lumineux des phares d'une automobile, nous perdons
donc tout à la fois notre capacité
de raisonnement et notre capacité sensible.
Ceci a un nom : une entreprise de manipulation de
type totalitaire ; elle se glisse subrepticement
dans nos esprits en nous endormant gentiment ! La
méthode est " douce " puisqu'elle
nous endort, elle est redoutable dans les effets
qu'elle peut avoir sur notre capacité de
penser, d'agir et de sentir. Le PDG de TF1 n'est
donc pas un provocateur : sa langue a simplement
fourché et son discours ne nous était
pas destiné mais l'était à
ses financeurs. Nous savons maintenant à
quoi nous en tenir. La question reste de savoir
comment nos politiques, si sensibles à la
consommation des citoyens que nous sommes, vont
réagir à de telles informations qu'ils
n'ignoraient certainement pas : ils ont assez de
conseillers pour les en informer. D'ignorants présumés,
seraient-ils les complices de l'entreprise de déshumanisation
en cours ? Ne nous demandons donc plus pourquoi
tant d'enfants sont de simples consommateurs, pourquoi
certains d'entre eux - ainsi que leurs parents -
deviennent obèses : pendant que gentiment,
ils se " détendent " devant les
écrans de toute sorte auxquels ils ne savent
résister, le commerce continue !
Françoise Bloch
Sociologue, chercheur au CNRS- GRS-Lyon 2
Notes:
1 Moyenne qui
, comme chacun sait ou ne sait pas, ne dit rien
des écarts à la moyenne, les groupes
sociaux n'étant évidemment pas "
égaux " face aux autres " loisirs
" que la société est susceptible
de leur procurer.
2 Hans Jonas,
1990, Le principe responsabilité, Editions
du Cerf (1ère édition allemande en
1973)
3 Dany Robert
Dufour, 2003, L'art de réduire les têtes.
Sur la nouvelle servitude de l'homme libéré
à l'ère du capitalisme total, Denoël.
4 Serge Tisseron,
2002, Bienfaits des images, O. Jacob
5 The Tube, 2003,
Peter Entell(réalisateur) et Luc Mariot,
journaliste à la TSR.
6 Rappelons que
General Electric, outre la place que cette entreprise
occupe dans Advertising Research Foundation, est
l'actionnaire principal de NBC, chaîne de
TV américaine la plus écoutée
et regardée.
7 Herbert Krugman,
neuro-biologiste aujourd'hui retraité, vit
dans le Connecticut. Il est le premier a avoir démontré
à la fin des années 60 l'influence
des écrans cathodiques sur le cerveau humain.
Financé par the Advertising Research Foundation
(le centre de la recherche publicitaire US) dont
il a été aussi administrateur, il
ancre précisément ses recherches dans
la lutte contre le communisme de la fin des années
50 : alliance du politique, de l'économique
et de la recherche, belle association qui semble
faire rêver certains de nos chercheurs et
politiciens français si admiratifs du mode
de financement de la recherche US !
8 les ondes alpha
ont comme particularité de nous placer dans
un état proche de la relaxation, entre l'éveil
et le sommeil, donc dans un état de très
grande suggestibilité. Elles agissent sur
l'humain tantôt de manière bénéfique,
tantôt nocive selon l'intentionnalité
sous-tendue par le message ou l'image reçus
.
|
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Le
heurt du Réel, avec l'oeuvre d'Imre Kertész

Janvier 2005
Jeanne Bernard, psychanalyste
(Paris) :
Hôpital de Montfavet.
Salle du Bureau des entrées.
Le thème du Réel travaille en sous
oeuvre depuis plusieurs années les recherches
du Point de Capiton, rappelait Simone Molina en
ouvrant le colloque de Novembre 2003 à Cavaillon.
Cela continue! Et du coup pose la question : Pourrait-il
en être autrement ?
Entre Réel et poésie, quels chemins,
quels rapports? En posant entre ces deux termes
une "margelle", un lieu nous était
ouvert, espace d'invention où risquer l'advenue
des mots, en lisière du vide, libre cours
aux trouvailles de la poésie...
Mais il existe d'autres abords du Réel dont
la brutalité extrême sidère
le sujet, et dont la meurtrissure sans terme, sans
lieu, sans mots "ne cesse de ne pas s'écrire."
C'est le versant du trauma.
Avec l'oeuvre de Imre Kertész, je tenterai
de restituer ce qui ne peut se dégager qu'après
coup : Un chemin , entre le Heurt du réel
-innommable- et, avec ses temps morts, ses effacements,
ses tourments, ses relances, la gésine d'une
écriture. Je me limiterai le plus possible
à "ETRE SANS DESTIN", le premier
livre, et à EUREKA, discours de Imre Kertész
à la réception du prix Nobel, en décembre
2002. Jeanne Bernard
" Car j'ai l'impression qu'en pensant
à l'effet traumatisant d'Auschwitz, je
touche les questions fondamentales de la vitalité
et de la créativité humaines ;
et en pensant ainsi à Auschwitz, d'une
manière peut-être paradoxale, je
pense plutôt à l'avenir qu'au passé.
"
Imre Kertész.
Le discours de Imre Kertész "EUREKA"
à la réception du prix Nobel, en décembre
2002 est diponible ici.
|
| Les
différentes manières d'être français(e)
Voici telles que formulées
dans le document administratif pour le renouvellement
d'une carte d'identité, les différentes
manières d'être français(e)
: une coche est prévue comme devant être
remplie face à chacune de ces " possibilités
" d'être français(e).

Alors que sévit actuellement en France un
vif débat sur la nécessité
de " restaurer " la laïcité
républicaine dans les établissements
scolaires publics à propos de jeunes filles
musulmanes portant foulard. Alors que nos représentants
politiques de tous bords tentent, sous la pression
de lobbys de différentes obédiences,
de savoir s'il faut ou non légiférer
pour empêcher tout signe ostentatoire d'appartenance
religieuse.
. pendant ce temps, dans les mairies
sur le fronton desquelles le slogan républicain
" liberté, égalité, fraternité
" est inscrit en toutes lettres, le renouvellement
de la carte d'identité nationale témoigne
d'une curieuse façon de concevoir la nationalité
française. Confrontée au renouvellement
de ma pièce d'identité, j'ai découvert
avec consternation qu'aujourd'hui, en France, il
y a au moins 10 manières, non exclusives
les unes des autres, d'être français(e),
lesquelles témoignent d'une confusion de
plus en plus grande entre droit du sol , droit du
sang, droit de l'alliance et droit " affinitaire
" ou électif [1]. Or la loi française,
concernant l'appartenance nationale, distingue deux
modalités exclusives l'une de l'autre : français
ou étranger[2]. .
En effet, le document administratif qui est soumis
à tout(e) français(e) venant renouveler
sa pièce d'identité se présente
sous plusieurs rubriques : l'une concerne les éléments
de sa propre identité légale dont
sa situation matrimoniale, une autre porte sur sa
filiation , en particulier l'origine nationale de
son père et de sa mère, enfin la dernière
traite des " 10 manières d'être
français (e) " : par un tri croisé,
sélectif et de surcroît nominatif,
il pourrait être déduit de ce simple
formulaire administratif la " pureté
" de la nationalité française
et en seraient alors écartés ceux(celles)
considéréEs " indésirables
" comme français. Ainsi, par un acte
apparemment bureaucratique, la manière dont
est renouvelée la carte d'identité
pose de nombreuses questions : quel amalgame fait-on
entre la nationalité d'origine - repérable
par celle du père ou de la mère -,
l'appartenance " communautaire " et l'appartenance
religieuse que l'on pourrait " déduire
" des origines nationales " ethnicisées
" ? quel est ce mythe de l'origine que l'on
perpétue ainsi en enfermant le/la citoyen(ne)
français(e) dans son origine - c'est à
dire dans celle de son père ou de sa mère
- réduite à une appartenance communautaire
ou " ethnicisée " voire religieuse
? Enfin, jusqu'à quand, est-on considéréE
d'origine étrangère ?
Que signifie ce fichier administratif et nominatif
en cours de constitution dans les coulisses bureaucratiques
de la " raison " d'Etat ? Quelle utilisation
peut en être faite par nos gouvernants dont
on sait combien ils sont de passage et peuvent d'un
jour à l'autre - le 21 avril 2002 en témoigne
- laisser la place à d'autres édiles
dont la " pureté " de l'origine
est le fond de commerce depuis des années
? Cette pratique et les utilisations qui peuvent
en être faites à tout moment - croisement
de fichiers nominatifs, tris de population dont
" l'origine " étrangère
serait désormais non conforme à un
nouveau " statut " de la nationalité
et de son obtention - sont proprement scandaleuses
dans un état de droit où l'égalité
entre citoyen(ne)s est affirmée constitutionnellement
mais bafouée dans la réalité
administrative.
Je n'ai pas manqué de soulever ces questions
en demandant une photocopie du formulaire administratif,
photocopie qui me fut refusée au prétexte
que ce formulaire est " interne " à
l'administration alors qu'il m'a suffit d'aller
le rechercher sur le site web du Service Public
pour me le procurer. Mais de quelle possibilité
de réagir peut bénéficier un
quelconque citoyen français dont la proximité
aux rouages administratifs est de facto un rapport
de domination " légal " et qui
donc, s'exécute sans protester et remplit
l'ensemble des rubriques qui constituent, de facto,
un fichier central des origines des français
?
Ce constat accablant dénote plus que n'importe
quel discours la dérive administrativo-bureaucratique
en France et la stigmatisation croissante d'une
partie des citoyenNEs françaisEs selon leur
origine dont ils ne devraient pas avoir à
décliner les différentes composantes
lorsqu'ils viennent renouveler leur carte d'identité
" nationale ".
[1] Manières incluses dans le formulaire
administratif que je joins en annexe à ce
texte.
[2] Hervé Le Bras, 1998, Le démon
des origines : démographie et extrème
droite, Ed. de l'Aube
Françoise BLOCH (Chercheur au CNRS- Université
Lyon 2)
|
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Ecrits
des psychologues , Jeudi 4 mars 2004
Forum de Nancy,
intitulé « Non
aux logiques de la peur ».
Un article du Jeudi 4 mars 2004, de Sylvaine
Sidot et Norbert Hacquard.
Forum de Nancy: « Non
aux logiques de la peur ».
L'Agence Lacanienne de Presse
a donné deux textes rédigés
à partir des interventions à ce, de
Sylvaine Sidot et de Norbert Hacquard , ainsi que
le débat qui a suivi.
1 - Nouvelles stratégies
de la « Gouvernance »
Nous avons vu au mois doctobre,
au nom de la sécurité du public, un
député stigmatiser la présence
de charlatans dans la pratique des psychothérapies.
À partir de là, on sest aperçu
que ce nétait que la pointe dun
iceberg, et quil y avait derrière toute
une politique, appuyée sur un nombre considérable
de rapports.
Ce nest pas un cas
isolé, cest lapplication dune
nouvelle stratégie de « gouvernance
». Celle-ci consiste à prendre appui
sur un droit des patients ou sur une demande des
usagers, notamment celle des associations de parents.
Ce droit et cette demande sont utilisés comme
arguments dautorité pour justifier
la mise en route de rapports dexpertise sur
une question précise (cf. le rapport de lInserm).
Ce dispositif au coup par coup est fait pour masquer
ce dont il sagit en fait : une politique de
grande ampleur, qui étend ses ramifications
dans différentes institutions, notamment
entre le ministère de la Santé et
celui de lÉducation nationale, qui
sinsinue partout, faisant disparaître
les frontières public/privé.
Autre stratégie :
mettre le minimum dans les textes de loi ; sen
remettre pour lessentiel aux décrets
dapplication ; là, faire jouer les
rapports dexperts.
Voici donc comment procède
aujourdhui la « Gouvernance ».
Elle met en avant la nécessité de
répondre au souci de sécurité
et de garantie des citoyens par la loi, et par ce
biais elle introduit de « pratiques de bonne
conduite » soumises à accréditation
par une généralisation de lévaluation.
Concernant le champ psy, on peut prévoir
les conséquences suivantes :
1 - la liberté de
choix des citoyens quant à leur psychothérapeute
sera réduite ;
2 - les praticiens se verront contraints de ne proposer
que des pratiques thérapeutiques évaluables
et reconnues par les experts. Nétant
pas évaluable selon ces procédures,
la psychanalyse est la première visée.
Cette politique de santé
publique est soutenue par lAcadémie
de médecine et un certain nombre duniversitaires
qui comptent regagner ainsi le pouvoir quils
avaient perdu dans le champ de la psychiatrie. Elle
est mise en ºuvre depuis plusieurs années
déjà par les conseillers techniques
du ministère de la Santé.
2 - Le « parler creux » et limposition
dune langue bureaucratique
Les mises aux pas sexercent
par la transformation des usages de la langue.
Avec le rapport Inserm, il
sest agi de changer la signification du mot
« psychothérapie » afin de lintroduire
dans le champ de la santé publique. La conséquence
directe sera de rendre illégale toute «
pratique psy » ne se présentant pas
sous des modalités évaluables selon
les critères utilisés par le rapport
de lInserm.
La réduction de la
santé mentale à la santé publique
provoque la disparition de la particularité
du psychisme comme irréductible à
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