PRATIQUES DE LA FOLIE
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Séminaire « Parole, vérité, politique »
La dernière séance du séminaire avant le colloque avait comme sujet :
Dissensus politique et disconvenance individuelle : pour un autre rapport à la parole
par Tanguy Wuillème
Deux événements récents sont venus révéler et illustrer le déficit de la parole politique dans nos démocraties contemporaines : la commémoration de mai 1968 et la sortie du film Into the wild de Sean Penn (d’après le livre de Jon Krakauer).
Dans le 1er cas, on assiste à la folklorisation « culturelle » de ce qui fut pourtant une interruption « politique » de l’Ordre ; dans le second cas, les critiques n’ont pas compris la portée radicale de la sécession d’un jeune étudiant d’avec la civilisation et son errance dans l’Amérique.
Nos démocraties se dépolitisent, elles cherchent dans les secteurs de la vie sociale à éviter la conflictualité, à refuser de nommer la contradiction et à proscrire l’événement. Elles se gaussent de l’enthousiasme politique ou du refus radical de jouer le jeu des normes et de la normalité démocratique. Elles préfèrent viser le consensus, faire l’éloge de l’espace public, défendre un certain conformisme, croire que tout débat est bon à prendre, que la parole est source de liberté et d’émancipation (même la psychanalyse). Les démocraties font avec Habermas le pari que la communication, la Culture et une vaste prise en charge étatique (biopolitique et biopouvoir : santé, sécurité, vie parlementaire…) sera la source de notre émancipation.
Au regard de l’expérience désastreuse du siècle passé, il se pourrait que ce projet misant sur la pacification des mœurs, l’accroissement d’auto-contraintes, de la gestion et administration des corps et des esprits, du débat organisent certains défoulements dramatiques. Des résistances apparaissent, qui misent sur une certaine désobéissance, sur un dissensus qui redonnent consistance à la notion d’incompatibilité entre des positions hétérogènes. Se pose alors la question du consentement au projet démocratique et aux dispositifs discursifs existants censés lubrifier les relations sociales.
Cet exposé essaiera de partir de la double expérience de la prise de parole de mai 68 et de la disconvenance du personnage d’Into the wild pour approfondir une autre définition de la démocratie, un autre rapport à la voix, à la conversation, au désaccord. Il se pourrait que le moment fondateur de l’individuation (être soi) et du politique (être ensemble) soit celui de la reconnaissance et de la mise en forme de la division, celui de supporter et susciter l’hostilité. Ou donner différemment sa voix au monde.
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Tanguy Wuillème est maître de conférences à l’Université de Nancy 2. Spécialiste de philosophie politique, il est membre du comité de rédaction de la revue Drôle d’époque.
On peut suggérer bien sûr de voir le film de Sean Penn, et/ou de lire l’ouvrage de Jon Krakauer Voyage au bout de la solitude.
Rappel Le colloque Parole, vérité, politique aura lieu les 27 et 28 juin 2008. |
SEMINAIRE
"PAROLE &GENOCIDE" par Michel Fennetaux
NOUS CONTINUERONS NOS LECTURES EN SUIVANT LE FIL DE NOTRE THÈME TEL QU’IL SE DÉVIDE AU FUR ET À MESURE QUE NOUS AVANCONS. : I. KERTESZ, C.BERADT, V.KLEMPERER, DOSTOIEVSKI, P. CELAN, Z.GRADOVSKI, L. LEBOVITS (INÉDIT), LA BOETIE, H.BROUILLARD ; I. TALABAN ; BATIA BAUM ,JEANNE BERNARD ET JEANINE ALTOUNIAN, J-F. COUDURIER, MONIQUE NOVODORSQUI, KATIE HAZAN, MARIA LANDAU. DE PLUS JE SUGGÈRE DE RASSEMBLER LES ÉCRITS DE CES DERNIÈRES ANNÉES AFIN D’Y LIRE LE TRACÉ DE NOTRE MÉMOIRE.
LES REUNIONS SE TIENNENT A LA MAISON DES MINES 270 RUE SAINT JACQUES 75005
PROGRAMME DE L’ANNEE 2008
11 OCTOBRE : SIMONE MOLINA (INVITEE) : POÉSIE & RÉEL 'De la main à la page : torsion infime... '
Michel FENNETAUX
75, RUE DE TURBIGO
75003 – PARIS
06 17 81 32 31
michel.fennetaux@club-internet.fr
a r t ° p s y c h a n a l y s e ° p o l i t i q u e
http://www.insistance.asso.fr
Séminaires d' Alain Didier-Weill 2007 - 2008
Au théâtre Mouffetard
73 rue Mouffetard, Paris 75005
à 21 h 15
LIRE DES TEXTES CONTEMPORAINS
lundi 14/04 Gérard Haddad, Le péché originel de la psychanalyse : Lacan et
la question juive (Le Seuil)
lundi 19/05 Alain Vanier, droit et violence - Freud et Benjamin
Conférences débats La CRIEE 2008
Jeudi 20 mars 2008
A 21h00 au Centre Artaud
Radmila Zygouris, psychanalyste
« Le désir de vengeance ».
Séminaire à plusieurs voix animé par :
F. ATTIBA, Y. AMHIS, P. CHEMLA, P. DEMOUGEOT, E. LUMBROSO, E. WARGNY, T. ZAMPAGLIONE …
Ce séminaire s’inscrit également dans les enseignements du Cercle Freudien.
APPEL INTERNATIONAL à signatures et à diffusion
Non à la suppression d'un enseignement d'anthropologie clinique à l'Université de Nanterre
http://psychanalyse-philosophie.org
De la part d'Olivier Douville et de Jean-Baptiste Fotso-Djemo, ce mail pour vous signaler le suppression intolérable à Nanterre d'un enseignement destiné à former les futurs psychologues d'une formation à l'anthropologie, pourtant indispensable à qui travaille sur les dimensions de contacts de culture, d'exil et d'exclusion.
Avec nos excuses à celles et ceux qui auraient déjà reçu un tel mail
APPEL INTERNATIONAL A SIGNATURES et A DIFFUSION DE CE MESSAGE
Chers collègues et chers amis,
je me permets d'attirer votre attention sur un fait grave et qui aura comme effet de priver à 'l'Université de Nanterre les étudiants en Master 2, Pro, de psychologie, nos futurs professionnels donc, d'un enseignement touchant à l'anthropologie .
Ci-dessous 'un texte plus circonstancié vous précisant les contextes.
Merci de votre soutien. Meilleurs sentiments
Olivier Douville
Dans l¹un des parcours d¹un Master II ( diplôme Professionnel) en psychologie ‹ à Paris X Nanterre, un enseignement d¹anthropologie clinique est brutalement supprimé, sans aucune concertation.
A l¹Universite de Paris-10 Nanterre, la formation professionalisante « Psychologie Clinique et Psychopathologie » s¹est trouvé amputée du déjà trop maigre enseignement d¹anthropologie clinique et psychanalytique qu¹assuraient jusqu¹alors Jean-Baptiste Fotso-Djemo et Olivier Douville, tous deux enseignants titulaires, connus comme de bons spécialistes de cette question par leurs publications, leur travail de terrain ou leurs communications scientifiques en Europe comme un peu plus loin ailleurs. Cette décision de suppression, prise sans aucune concertation par Jean-Michel Petot (directeur du Laboratoire d¹évaluation des psychothérapies et responsable de l'enseignement en psychologie clinique) a été annoncée par un simple couriel. Il ne vaudrait pas la peine de commenter plus avant cette suppression et sa procédure, si elle n¹annonçait une accentuation idéologique inquiétante dans le parcours d¹enseignement de la « psychologie clinique ». Cette décision est tout à fait à courte vue : qui ignorerait que nos futurs collègues vont travailler dans un monde mouvant, pluriel, où les questions de déplacements des populations, des exclusions et des exils fulgurent ? et qu¹il convient d¹inventer encore une voie clinique qui, sans faire l¹apologie d¹un folklorisme culturaliste, sache entendre les incidences subjectives des ruptures de l¹histoire et des exils, et interroger à partir de cela ce que nous entendons par inconscient. S¹il survivait encore un peu à Naterre, en « psychologie clinique », de l¹esprit et de la rationalité de la psychanalyse, le territoire de l¹abord psycho-dynamique s¹est restreint très rapidement à une peau de chagrin. La psychologie « clinique » à Paris 10 utilise et détourne le signifiant « clinique », laquelle en ces lieux est devenue très rapidement un concentré d¹enseignements dévolus aux dites nouvelles cliniques (celles qu¹on déduit des DSM) et aux nouvelles psychothérapies (qu¹on pourrait ranger sous la bannière P.T.S.P. psychothérapies : tout sauf psychanalyse). On voit très bien l¹anthropologie et la psychologie « new-look » qui découlent ‹ sans dire leur nom ‹ de ce genre d¹idéologies : « l¹homme » est déclaré neuronal et comportemental, il ne souffre que de quelques défauts d¹adaptation au réalisme ambiant. Il sera reformaté ou sacrifié. On comprend pourquoi les enseignements d¹anthropologie clinique que nous donnions sont indésirés, redoutés, encombrants. Cette mise au ban ne peut s¹expliquer que par la volonté d¹empêcher les étudiants d¹acquérir une culture anthropologique véritable qui les équiperait d¹un regard critique sur la promotion de ce nouveau typus psycholgicus, l¹homme hypermoderne désubjectivé ou déshmanisé s¹adaptant à tout grâce à une prescription comportementale journalière ou une petite giclée régulière de médicament, soit une addiction prescrite.Cet événement n¹est rien qu¹un exemple de plus qui montre à vif une antipathie des discours et des conceptions de l¹homme qu¹abritent d¹une part la culture psychodynamique psychanalytique et, d¹autre part, et à l¹opposé, le management psychologique en vogue. Il était logique que la hargne antipsychanalytique ‹ dont nos étudiants de psychologie clinique sont accablés ‹ ne puisse admettre que l¹on parle à ces mêmes étudiants de culture et de psychisme, de singularité et de collectivité, de la part jamais quantifiable ou catégorisable du symptôme. Que nous les instruisions des méthodes de recherches usitées par les anthropologues dans la construction d'un terrain. C¹est à ce titre que nous tenons à porter à votre connaissance ce passage à l¹acte révélateur, comme on dit, de l¹ « air du temps ». Nous avons non seulement à déplorer cette alliance de la violence et de l¹indigence édagogique mais, surtout, nous sommes prêts à réagir avec qui veut défendre, aujourd¹hui, dans nos institutions de soin et d¹enseignement, une conception anthropologique fondamentale du fait psychique et du fait clinique.
Olivier Douville (Maître de conférences à l¹Université P.10 Nanterre, Membre fondateur de l¹A.R.A.P.S. -Assocation Rencontre Anthropologie/psychanalyse, Membre de l'Association Française des Anthropologues. Directeur de publication de Psychologie Clinique) et Jean-Baptiste Fotso-Djemo (Maître de conférences à l¹Université P.10 Nanterre
Appel à signatures et à diffusion : Non à la suppression d'un enseignement en anthropologie clinique
Vous tenez à soutenir un tel enseignement
alors signez cet appel sur
http://psychanalyse-philosophie.org
ou, sur Google, tappez « Stop à la disparition d¹un enseignement d¹anthropologie »
Olivier Douville
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